Faut-il prendre certaines mesures pendant la grossesse pour bien allaiter son bébé à la naissance ?

 

Dès les premières semaines de grossesse, la poitrine change et s’adapte en prévision des futures tétées. Mais que se passe-t-il si vous avez le téton plat ou le mamelon inversé ? Est-ce qu’il faut adapter son hygiène personnelle quand on allaite ? Est-ce que donner le sein fait mal et faut-il redouter les mastites ? Et finalement, est-ce qu’il faut faire quelques chose de particulier pour préparer la poitrine à l’allaitement ?



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La poitrine se « prépare » pendant la grossesse

Dès les premières semaines de grossesse, la poitrine subit des modifications pour se préparer à l’allaitement.
- À 14 semaines, le colostrum commence à se former dans les alvéoles mammaires. En cas de grand prématuré, la montée de lait peut se produire à 20-21 semaines. Autrefois, on prescrivait aux futures mamans des traitements pour renforcer le mamelon. On sait aujourd'hui que ces précautions sont inutiles.
- La poitrine est naturellement prête pour l'allaitement car c’est sa fonction physiologique. En début de grossesse, elle augmente de volume, les glandes mammaires et les vaisseaux sanguins se dilatent. Sur l'aréole, les tubercules de Montgomery, qui ressemblent à des petits boutons, grossissent et sécrètent une substance émolliente et antiseptique qui lubrifie et protège le mamelon.
- Lorsqu’il tète, le nouveau-né absorbe d’abord le colostrum, un liquide dont la composition correspond parfaitement aux besoins nutritionnels des premiers jours de vie et représente une excellente source d’anticorps.

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Si le mamelon est plat ou inversé

- Étant donné que le bébé n’attrape pas que le mamelon (une grande partie de l'aréole), il peut téter sans problème. On s’est aperçu qu’il est inutile de faire des exercices préparatoires pendant la grossesse pour extraire le mamelon. Il est plutôt conseillé d'attendre la naissance du bébé et, si l’on constate alors qu’il a des difficultés à téter, masser l'aréole avec les doigts pour essayer de faire ressortir le mamelon.
- Pour faciliter l'extraction du mamelon, on peut également avoir recours à la pression négative (sous vide) en utilisant un tire-lait ou une seringue à l’envers. L'opération est simple : il suffit d’appuyer l’extrémité de la seringue, où se trouve habituellement le piston, contre le mamelon et d’aspirer légèrement par l’autre bout.
- Bien souvent, le mamelon se façonne et tend à sortir par la simple action de succion du bébé.
- Dans les rares cas où le mamelon résiste, on peut avoir recours à des protège mamelons.

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Que faire avant la naissance ?

Si préparer la poitrine n’est pas nécessaire, se préparer à l’allaitement en revanche est important.
- Il est utile de s’informer sur l’aspect physiologique de l’allaitement et la gestion des tétées en suivant des cours de préparation à l'accouchement, en lisant des livres traitant du sujet et en participant à des réunions organisées par la « Leche League » ou d'autres associations d'entraide. De cette façon, la future maman peut se faire une idée des difficultés auxquelles elle peut être confrontée et des solutions existantes.
- Le choix de la maternité également est important. Il est préférable d'opter pour un lieu qui favorise le « rooming-in », une pratique qui permet à la maman de garder son bébé avec elle dans sa chambre.

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Des soins et une hygiène corrects

- Le mamelon ne nécessite aucune préparation particulière. En revanche, les produits d’hygiène et les savons peuvent assécher la peau et priver le mamelon des défenses naturelles produites par les tubercules de Montgomery.
- Même si une hygiène quotidienne normale (bain ou douche) est suffisante, on conseille de masser la poitrine, ainsi que tout le corps, avec de l'huile d'amande douce. Cela permettra également à la future maman de se familiariser avec cette partie de son corps.