Quand on ne sait plus comment contrôler son enfant, est-ce qu'on peut lui donner une fessée ? Nous vous expliquons pourquoi la fessée peut être contre-productive dans l'éducation de votre enfant.

 

Une recherche menée aux États-Unis sur un échantillon de 1.500 enfants âgés de 2 à 4 ans a révélée un fait intéressant : les enfants qui reçoivent régulièrement des sanctions physiques ont tendance à violer les interdictions établies par leurs parents. En revanche, ceux qui n'ont pas reçu de punitions corporelles sont moins tenaces et respectent plus facilement les règles.

Pour quelle raison ? La fessée n'est pas un moyen de convaincre un enfant. Par elle, vous imposez la loi du plus fort. Votre enfant pense qu'il doit faire ce que vous lui dites, non pas parce que cela est juste, mais parce que vous êtes plus grand et plus fort. Il se sent offensé, violenté et il accumule des rancœurs qui durent souvent longtemps.

Il y a une autre raison pour laquelle il est déconseillé d'avoir  recours à la fessée : vous courez le risque que l'usage de la force paraisse normal à votre enfant. Il la considèrera alors comme un moyen acceptable de résoudre les conflits. Si ses parents le font, pourquoi ne pas utiliser les rapports de force au parc ou à l'école avec ses petits camarades ?

Dans le cas où un enfant a perdu tout son sang-froid et est totalement hors de contrôle, certains pédiatres conseillent de l'isoler pendant un moment. Mettez-le dans sa chambre pendant 2 ou 3 minutes, en vérifiant toujours qu'il n'y a rien avec quoi il pourrait se faire mal. Après quelques minutes, qui vous sembleront interminables, retournez le voir, asseyez-vous à côté de lui et parlez-lui calmement et avec affection, sans revenir sur ce qui s'est passé et en ne montrant aucune rancœur. Lorsqu'il sera calmé, félicitez votre enfant d'avoir réussi à se tranquilliser.

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5 Commentaires | Ajouter le vôtre
  • Invité - Patricia

    C'est certain ce n'est pas une solution, néanmoins face à des crises en public où l'enfant refuse d'écouter et de se calmer - outre le regard des autres qui est encore pire que tout - parfois c'est le dernier recours pour stopper la crise malheureusement :(

  • Bonjour a toutes.

    Je suis une jeune maman de 23 ans d'un petit prince de 15 mois, le papa a 28 ans, on es fiancé et en essaie de bébé 2.

    Bon dimanche a toutes

  • Invité - Nelapsi

    L'article démarre plutôt bien et il est certain que la fessée n'est pas éducative. Mais alors conseiller d'isoler un enfant en colère est très maladroit. En effet l'enfant n'est pas mature cérébralement pour gérer et apaiser seul une émotion aussi forte que la colère! Un bon câlin et des paroles apaisantes, une attitude enveloppante, valent mieux que de l'isolement.

  • Invité - Séverine

    Je ne comprends pas du tout le titre de l'article peut nous faire croire que l'article va nous déculpabiliser d'avoir mis une fessée et c'est tout le contraire. C'est vraiment ridicule. Pourquoi ne pas formuler un titre en accord avec le contenu qui déconseille vivement la fessée de manière régulière.

  • Invité - Marie-Claude

    Très déçue de cet article. Il est vrai que de frapper est mal. Par contre, les parents qui leur arrive de le faire ne veulent pas ça. C'est extrêmement difficile pour les parents lorsqu'ils en arrivent là, car certains ont des enfants ayant un tempérament et comportements difficiles que malgré toutes bonnes interventions les difficultés persistent. Aujourd'hui on tente de comprendre les pourquoi et plusieurs finissent par devoir rencontrer des médecins qui diagnostique des TDAH ou des TOP. La médication devient souvent une solution proposée, mais ça ne règle pas nécessairement tout. Les parents peuvent également être de bon modèle (cohérence, clarté des règles, consensus et conséquences logiques appliquées ) mais ca peut continuer d'être difficile avec leur enfant qui est différent. Je crois que malgré tout çà, ça peut arriver que des parents à boute offrent 1 fessée occasionnelle et je peux comprendre leur sentiment de souffrance. Ce titre d'article aurait été intéressant pour soutenir ces parents plutôt qu'encore une fois de leur faire porter ce fardeau difficile qui est un sujet tabou de la société d'aujourd'hui. Trop vite on cible le parent comme étant celui ayant besoin d'aide à défaut d'être signalé à la DPJ.

    Une mère qui à 3 enfants, qui est travailleuse sociale en jeunesse et qui est à boute de l'un de ses enfants par période.

 

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