Les nausées et vomissements de la grossesse touche 50 à 80 % des femmes enceintes, ce sont des désagréments fréquents et habituels du début de grossesse. 

 

Cependant plus de 10 000 femmes chaque année seront touchées par la forme extrême de ces nausées et vomissements : l’hyperémèse gravidique. 

L’hyperémèse gravidique est une pathologie de grossesse, qui se déclenche dans les premières semaines et durent parfois jusqu’à l’accouchement. Le quotidien des femmes atteintes par cette forme extrême devient rapidement insoutenable : des vomissements incontrôlables jour et nuit, des nausées constantes, un épuisement physique et psychique, une souffrance permanente et une perte partielle ou totale d’autonomie.  La vie et l’équilibre familiale sont bouleversées. Incapable de s’alimenter normalement, et de s’hydrater, les femmes atteintes voient leur état de santé se dégrader rapidement : perte de poids importante, malaises à répétition, entraînant des arrêts de travail inévitables. 

Les complications de cette pathologie mènent très souvent à des hospitalisations pour déshydratation sévère, dénutrition, perturbation hépatique, ou perturbation cardiaque. 

Les retentissements sur la grossesse peuvent être important : prématurité, problèmes digestifs, dépression du post-partum, syndrôme post-traumatique, etc. 

 

Malgré tout, l’hyperémèse gravidique est aujourd’hui gravement minimisée et ignorée. 

Les femmes atteintes sont victimes d’un mépris évident et souffre des préjugés du type « La grossesse n’est pas une maladie »  ou « c’est normal d’avoir des nausées quand on est enceinte ». Souvent décriées, elles sont considérées comme des personnes fragiles, trop jeunes, qui se laissent vivre ou psychologiquement instables. Des idées ancestrales, datant du 19ème siècle, qui sont sans fondement et leurs portent gravement préjudice. 

Cette considération, a dans les pires des cas des conséquences inimaginables, des femmes atteintes sont placées à l’isolement forcé, dans le noir, interdite de contact avec l’extérieur pendant plusieurs jours. Pour certaines, c’est l’internement psychiatrique. 

 

La souffrance, les manquements dans la prise en charge et l’incompréhension ont des conséquences dramatiques puisque 15.2 % des femmes atteintes par l’hyperémèse gravidique ont recours à une Interruption Volontaire de Grossesse (Publication de 2007, réalisée par Borzouyeh Poursharif, Lisa M. Korst, Kimber W. MacGibbon, Marlena S. Fejzo, Roberto Romeroc, et T. Murphy Goodwina.

Cet article a été piloté par le département de gynécologie et d'obstétrique de l'Université de Californie du Sud et présenté en mai 2007 au 55ème congrès des gynécologues et obstétriciens de San Diego.)

Les hormones dont la HCG jouent un rôle évident dans cette pathologie spécifique à la femme enceinte, mais une composante génétique a été également découverte en mai 2018 par la chercheuse Marlena Felzo en Californie (Placenta and appetite genes GDF15 and IGFBP7 are associated with hyperemesis gravidarum, nature et comminication publié le 21/03/2018). Une prédisposition génétique, qui permet aussi de comprendre pourquoi les femmes d’une même famille sont touchées au moment de leurs grossesses. 

Très peu d’étude ont eu lieu en France, mais l’hyperémèse gravidique a fait l’objet de plusieurs thèses médicales. 

 

Il est essentiel de préciser que des solutions thérapeutiques existent. Elles sont spécifique à chaque femme et doivent toujours être données sous le contrôle et la supervision de leur médecin. Les traitements les plus utilisés sont les anti-histaminiques, les neuroleptiques, et un anti-vomitif utilisé pour les vomissements provoqués par chimio-thérapies. Aucune recommandation nationale n’existe ce qui cause des disparités de prises en compte et de traitements. 

 

Une association de patientes victimes de l’hyperémèse gravidique

L’association de lutte contre l’hyperémèse gravidique a été créée en 2018.

Son but est de soutenir activement les femmes victimes, de les accompagner au quotidien, de les aider à communiquer, à chercher des praticiens, afin d’obtenir la meilleure prise en charge possible. 

C’est pour cela que des permanences téléphoniques ont été mises en place ainsi qu’une permanence en ligne tous les jours de 9h à 19h sur le site internet ou la page Facebook de l’association. 

Présente dans toute la FRANCE, grâce aux ambassadrices, l’association réalise des actions de sensibilisation auprès de tous les professionnels qui pourraient être en contact avec les femmes atteintes localement : PMI, sages femmes, clinique, hôpitaux, pharmaciens, etc. 

Faire connaître la pathologie au plus grand nombre, permettra aux femmes atteintes d’hyperémèse gravidique de sortir de l’ombre et de bénéficier enfin de la bienveillance et de l’accompagnement dont elles ont besoin dans leur detresse. 

Contact :

www.associationhg.fr   

Facebook : associationdeluttecontrelhyperemesegravidique

Instagram : association_hg    

Twitter : @associationhg

Alicia SABAN et Audrey TEXIER, fondatrices de l’association de lutte contre l’hyperémèse gravidique. 

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