Dès leur naissance, les enfants commencent à tester des comportements qu’ils ont dans le micromonde que constituent leurs parents. Les comportements qu'ils adoptent sont liés à leur tempérament.

 
Il y a des enfants très calmes, d'autres plus agités. Les bébés cherchent la satisfaction immédiate de tous les besoins qu’ils ont. Dans certains cas, cette immédiateté est justifiée, parce qu'ils ne peuvent pas couvrir eux-mêmes certains besoins physiologiques et la nature ne leur donne pas les outils pour pouvoir y répondre efficacement d’eux-mêmes. Ils cherchent à téter ou à calmer leur douleur immédiatement et, pour y arriver, utilisent les pleurs comme instrument habituel pour attirer l'attention des parents. Les bébés ont également besoin de contact physique et émotionnel, pour se sentir aimés. Aujourd'hui, nous savons que le besoin de contact est également fondamental pour tous les êtres humains, autant que la nourriture, ou même plus. L'être humain, sans le toucher, peut mourir.

Lorsque les enfants ont couvert tous ces besoins physiologiques, ils attendent un autre type de « contact physique » de leurs parents. Ils ont besoin d'une autre vitamine: la reconnaissance. Ils aiment qu’on les applaudisse et qu'on leur sourie. Même si, toutefois, ils ne sont pas prêts à renoncer à d'autres choses, comme la nécessité d'accaparer l'attention, qu’on les écoute immédiatement, de jouer à l’endroit qu’ils ont décidé, etc...

Beaucoup des comportements de l'enfant vont contre ce que nous, adultes, nous considérons juste. Au fur et à mesure qu’ils grandissent, nous augmentons le niveau de pression «éducative» : «on fait ça comme ça», «ce n'est pas bien ». Les parents finissent par réprimer les comportements de leurs enfants qui ne leur semblent pas convenables. Cela car nous avons besoin de nous dire et de nous convaincre, d’abord, nous-mêmes, puis la société, que nous éduquons bien nos enfants. Il est absolument nécessaire de contrôler ce type de comportement de l'enfant, qui s’écarte ostensiblement de ce que nous considérons nécessaire pour une cohabitation appropriée, maintenant et dans l'avenir.

 

Voici la question: il est nécessaire de contrôler les enfants mais, comment les réprimer ?

 Comment pouvons-nous leur faire voir que ce n'est pas une affaire personnelle, mais que c’est nécessaire pour leur avenir? La tâche n'est pas simple. Pour commencer, il faudrait peut-être changer le mot que nous utilisons pour le décrire et, au lieu de réprimer, nous pourrions éventuellement appeler cela gérer. Deuxièmement, nous devrions parler de comportements, et non pas des manières d'être.

Ce n'est pas la même chose de dire « tu es un pleurnichard », que de dire « si tu pleures maintenant, tu n’obtiendras pas ce que tu veux ». L'idée est de gérer les comportements que nous n'aimons pas sans faire appel à ce que l'enfant est, ou peut être, à son identité, à son essence. Cela peut peut-être sembler ridicule mais ça pourrait être l'une des clés d’une éducation efficace.

Nous pensons que cela évitera, si possible, que l'enfant réprime, en général, un comportement qui, dans certains cas, sera justifié et sera même nécessaire. «Pleurnichard» est une étiquette que nous pouvons coller à l'enfant dès le début. En faisant uniquement appel à son comportement, nous pourrions réduire ce que C. Jung a appelé « l'ombre ». Lorsque nous sommes plus âgés, nous cachons ce type de comportement et cela nous générera des problèmes dans certaines situations, car nous projetterons sur les autres ce que nous cachons. Nous avons décidé de cacher une partie de nous parce que quelqu'un s’est chargé de la réprimer à plusieurs reprises dans le passé. On ne nous aimait pas car nous étions pleurnichards, donc nous ne montrons plus que nous sommes un pleurnichard mais, dans le fond, nous continuons de l’être, mais comme rien ne sort, cela vit encore avec nous. Cela fera que, quand quelqu'un pleure, l'enfant, qui est déjà adulte, se sentira irrité et ne l’admettra pas comme quelque chose de normal dans de nombreuses situations de la vie, ce qui provoque des conflits et des situations désagréables et problématiques.

 

Autrement dit, si l'estime de l'enfant quand il devient plus grand n’est pas la bonne, sa capacité de relation et d’action peut en être affectée. L’une des clés de l'éducation consiste à atteindre l’autonomie de l'enfant pour qu’il arrive à l’âge adulte avec le maximum de garanties vitales. Pour ce faire, nous devons éduquer leur estime de soi, en renforçant leurs points forts et en travaillant à améliorer leurs points faibles. Pour cela, leur coller des étiquettes n'est pas le plus approprié.

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