Enceinte après 35 ans : pas de crainte



Femme qui sourit

Vous avez attendu longtemps avant de prendre votre décision et les craintes l’emportent maintenant sur la joie. Nous vous aidons à y voir clair dans toutes les idées reçues sur la grossesse après 35 ans.

 

Elles sont de plus en plus nombreuses et de moins en moins disposées à accepter l'étiquette de « mamans sur le tard ». Ce sont les mamans de plus de 35 ans qui représentent aujourd’hui 23% de l’ensemble des mamans*. Sûres d'elles-mêmes, actives, en forme et pleines d'enthousiasme à l’idée de cette nouvelle expérience qu’elles vont vivre, elles se trouvent pourtant parfois confrontées à une multitude de doutes et de craintes concernant l’impact de la grossesse et les changements qu’elle suppose d’un point de vue physique, psychologique et social. Nous allons vous aider ici à démystifier un peu le sujet.


Ce n’est pas vrai : « À partir de 35 ans, une grossesse présente toujours plus de risques ».

- Les risques dépendent plus de l’état de santé générale et de l'âge biologique de la femme que de celui apparaissant sur sa carte d'identité. Aujourd’hui, les femmes de 40 ans sont bien différentes de leurs aînées qui, à cet âge, avaient déjà bien souvent vécu de multiples grossesses. Elles font attention à leur alimentation, font du sport et, ne serait-ce que par le fait qu’elles peuvent concevoir, jouissent d’une bonne santé reproductive.

- Il est vrai aussi que les femmes de plus de 35 ans ont souvent une vie bien remplie et de nombreuses obligations auxquelles il leur coûte de renoncer, mais qui les expose au stress et autres pathologies associées telles que le diabète et l'hypertension. Sauf complications, il ne s’agit pas de se mettre au repos complet, mais plutôt d’apprendre à s’écouter, à vivre plus détendue, à un rythme moins soutenu et à poser des priorités.

Ce n’est pas vrai : « La césarienne est moins risquée quand on est plus âgée ».

- Un enfant qui arrive sur le tard est souvent très désiré, surtout s’il a été difficile à concevoir. On pratique souvent une césarienne aux mamans qui ont leur premier enfant à un âge avancé, par routine, sous prétexte qu’il y a moins de risques. En fait, rien ne prouve que la césarienne est moins risquée que l’accouchement par voie vaginale car il s’agit d’une intervention chirurgicale qui peut, comme toute intervention, comporter des complications pour la maman et son bébé. Alors pourquoi cette pratique est-elle si étendue ? Tout simplement parce qu’elle donne une fausse sensation de contrôle, alors que la dilatation et l’accouchement par voie vaginale sont plus aléatoires.

- Cela ne signifie pas qu’il faut absolument éviter la césarienne, il s’agit simplement de n’y avoir recours que lorsque les conditions cliniques l’exigent. Les mamans de plus de 35 ans doivent mobiliser toutes leurs compétences et l’expérience acquise avec l’âge pour s’informer précisément et décider en toute connaissance de cause. À cet âge, on dispose d’un bagage culturel et psychologique suffisant pour être active dans une décision plutôt que de la subir.

Ce n’est pas vrai : « À partir de 35 ans, la femme n’a plus suffisamment de lait ».

- On sait aujourd’hui que la capacité à allaiter n’est pas liée à l'âge, mais à une bonne stimulation de la glande mammaire et à certaines pratiques mises en œuvre juste après l'accouchement comme mettre le bébé au sein dès la naissance et permettre à maman et bébé de partager la même chambre (rooming in). L’accouchement physiologique facilite également le bon démarrage de la lactation.

- Ceci est également possible après une césarienne. On conseille alors à la maman de se faire suivre par la sage-femme pendant les 8 à 10 premiers jours jusqu’à ce qu’elle se familiarise avec l’allaitement et prenne confiance dans son propre corps.

Ce n’est pas vrai : « Plus les années passent, plus le risque de dépression est élevé ».

- Que se passe-t-il après l'accouchement ? Les mamans de 40 ans sont-elles aussi touchées par la dépression post-partum ? Ce n’est pas une question d'âge, mais d’adaptation aux changements. Une femme mûre, active et avec une vie sociale très structurée peut se sentir « isolée » après la naissance. Ses amies ont des enfants plus âgés, voire pas d'enfants ; ses horaires ne correspondent d’un seul coup plus à personne, même pas pour téléphoner ; les grands-parents sont âgés et ne sont plus en mesure d’apporter une aide pourtant bien utile... À cela s’ajoute un sentiment de vulnérabilité jusqu’alors inconnu.

* Source : Enquête Nationale Périnatale de 2010

 



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